La Tour Randonne

La Tour Randonne fut édifiée vers 1280 par la Baronne de Montauban.
Sur un rocher dominant Nyons, cet édifice d’architecture médiévale servait à la fois de donjon et de prison militaire au château.
Rachetée par l’abbé Francou, la tour fut reconvertie en chapelle.
Une statue de la Vierge de 3,50m fut dressée au sommet d’une pyramide de trois étages d’arcades à quatre faces. L’édifice, rebaptisé « Notre-Dame de Bon-Secours », fut inauguré en 1863 par l’évêque de Valence devant 15 000 personnes.

Tous les 15 août la Tour Randonne est mise à l’honneur à l’occasion d’une grande fête retraçant les origines du monument, les lieux, les faits, les hommes et les évènements qui ont marqué l’histoire de la ville.
Chaque année la Tour où vécut jadis la Baronne Randonne de Montauban se souvient de la vie des habitants de Nyons, depuis son édification vers la moitié du XIIIe siècle. Elle nous parle de toutes ces générations de Nyonsais et de Nyonsaises qu’elle a vu naître.

Le Pont Roman

De pur style roman, ce pont avec une arche unique de 43 mètres de long s’élève à plus de 18 mètres de haut. Construit entre 1341 et 1409 selon les plans des frères pontifes, le pont fut inauguré l’année de son achèvement par l’évêque de Vaison.
Classé monument historique depuis 1925, c’est le second pont de France (après celui de Ceret) de style aussi pur.

La Ville de Nyons, ses associations et ses habitants ont célébré, tout au long de l’année 2009 les 600 ans de leur Pont Roman. Concerts, danses, expositions ainsi que de multiples animations se sont succédés tout au long de l’année.

La Place du Docteur Bourdongle

Elle fut construite par les Dauphins au XIVe siècle afin d’agrandir la ville et de favoriser le commerce. On y trouvait alors des échoppes tenues par des artisans florentins et lombards.
Donnant accès à la place des Arcades, la porte Saint Jacques demeure la dernière de l’enceinte médiévale de Nyons.
Cette place a conservé sa tradition du marché du jeudi, instauré par les Dauphins et confirmé par François 1er (par lettres patentes du 21 juillet 1541).

Les derniers travaux de réhabilitation se sont déroulés de septembre 2004 à juin 2005 et offre depuis un espace unifié d’où partent deux rues et qui tolère la traversée des véhicules.
L’aménagement redonne toute sa dimension et son unité à la place
Son réaménagement a valu à l’Agence Paysages l’attribution d’une distinction sous la forme d’une «équerre d’argent» et le trophée de l’aménagement urbain à la ville de Nyons en 2006.

Le Château Vieux

Ancien château féodal, il fut édifié au VIIIe siècle pour l’administration seigneuriale sur le rocher du Maupas, au pied du quartier des Forts, où il protégeait le monastère St Vincent. Jusqu’au XIe siècle, le château s’agrandit, notamment par l’adjonction de tours sarrazines : il devint alors un important manoir. Il est aujourd’hui propriété privée.

Le centre historique

Sur une arête rocheuse, dite le Maupas, s’étend la vieille ville, ancien quartier féodal des Grands et Petits Forts, dans lequel se trouve notamment la place des Arcades. La rue des Petits Forts est un vestige des remparts des temps féodaux avec le passage de la rue de la Ronde et les ruines du donjon du XIe qui est la quatrième tour du château vieux.
La rue des Grands Forts, presque entièrement voutée, se glisse le long du mur d’enceinte ouest de la vieille ville. On peut encore y voir deux tours de l’ancienne enceinte.

L’Église Saint-Vincent

L’emplacement d’une église à cet endroit de la ville remonte à l’apparition du christianisme dans la vallée de l’Eygues. Trois fois détruite au cours des siècles, l’église actuelle date de 1614. Elle est constituée d’une seule nef bordée de dix chapelles latérales. Cette église renferme de nombreux trésors : le mausolée de l’héroïne dauphinoise Philis de la Charce et aussi l’autel en bois sculpté de l’ancien monastère de Saint Cézaire, la statue de la Vierge située au dessus de la porte d’entrée et le tableau de la Nativité d’école italienne, attribué à Ribera, qui a sa réplique au musée du Louvre.

L’église Saint-Vincent de Nyons est mentionnée dès la fin du Xe siècle. Toutefois, l’édifice actuel a été reconstruit au cours de la première moitié du XVIIe siècle, après les destructions liées aux guerres de religion. Sa large nef conserve une allure romane.

En 2009 et 2010 l’église a fait l’objet d’une réfection complète qui s'est traduite par une restructuration et un agrandissement du cœur de la Sacristie, une restauration des voutes et des peintures, la création d’une petite salle d’exposition, le désamiantage de la chaufferie, la réfection des toitures et des façades, ainsi que le changement des éclairages intérieur et extérieur.
Les travaux intérieurs et le reconditionnement des tableaux ont été pris en charge par la municipalité, en collaboration avec l’ABF (Architecte des Bâtiments de France) et la commission des arts sacrés.

Plusieurs tableaux remarquables sont conservés dans l’église St Vincent et régulièrement restaurés. Ils datent de la première moitié du XVIIe siècle : Ils provenaient d’un ancien couvent de récollets (actuel Temple) :
• deux œuvres attribuées à des peintres du Velay, Jean et Guy François, inspirés par Le Caravage (L’adoration des Bergers et Saint-Bonaventure) ;
• un tableau de Guillaume Perrier, frère de François Perrier, Les deux familles du Christ ;
• quatre tableaux d’un peintre de la première moitié du XVIIe siècle, inspiré notamment par l’école vénitienne (L’enterrement du Christ, le Christ chez Marthe et Marie, le Christ et Marie-Madeleine, ainsi qu’un Ecce Homo).

Le tabernacle de l’autel de la chapelle Saint-Joseph est l’œuvre d’un sculpteur originaire de Rouen, Pascal Jouvenet, qui fut moine récollet à Nyons et qui a réalisé des tabernacles d’autres couvents de récollets (chapelle de l’hôpital local de Bourg-Saint-Andéol, église de Montferrand). Plus de quinze toiles présentées dans l’église sont classées au titre des monuments historiques.

Le petit patrimoine : les fontaines et lavoirs

Parmi les fontaines présentes dans la commune, les plus célèbres sont :
• La fontaine nyonsaise monumentale
C’est en 1824 que la municipalité de Nyons achète l’ancien site dédié au jeu de paume, aujourd’hui rebaptisé place de la Libération (ou du Champ-de-Mars).
On peut y admirer une grande fontaine construite en 1871 en pierres de taille de Chomérac.
• La Fontaine de la Poumo
Cette fontaine que l’on pourrait traduire par « fontaine de la pomme », se trouve place du colonel Barillon.
Le vieux Nyons est un magnifique témoignage du passé. C’est ce doux sentiment de nostalgie que viennent éprouver les passants devant les lavoirs rappelant l’époque révolue où les femmes se retrouvaient pour laver leur linge.
Cette cristallisation du temps n’aurait pu se faire sans leur rénovation et leur entretien par le service technique municipal.

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